PAR CIELLE

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PAR CIELLE

Photos | Stephanie Lou
Modèle | Linde @ Premium

@par.cielle

 

Qui est Par Cielle ?
Pour l’instant la marque se compose simplement de moi, Cielle Marchal.

Depuis combien de temps vis-tu à Paris ? Qu’est-ce qui t’a poussée à venir t’installer ici ?
Cela fait maintenant 2 ans et demi que je vis à Paris. Mon père est français et ma mère Australienne, j’ai donc décidé d’exploiter ma double nationalité. J’avais vécu quelques années en France étant jeune, mais jamais en tant qu’adulte. J’ai donc décidé de partir dès que j’ai reçu mon diplôme. J’ai étudié la création de mode et le marketing à QUT (Université Technologique du Queensland) à Brisbane, j’ai donc été naturellement attirée par Paris. J’y ai aussi beaucoup de famille, passer du temps avec eux était important pour moi étant donné que j’ai passé les trois-quarts de ma vie en Australie.

Quand as-tu appris à faire du crochet ? Racontez-nous l’histoire de Par Cielle.
Chose assez bizarre, j’ai seulement appris le crochet un an après être sortie de l’université. Juste après mon arrivée à Paris, j’ai vécu avec avec mon père et sa femme. Durant l’hiver, elle tricotait des écharpes et autres accessoires pour ses enfants et petits-enfants. Un jour, je lui ai demandé de me montrer comment elle faisait, et c’était parti ! J’ai commencé par les bases et j’ai naturellement progressé vers des pièces plus créatives en quelques semaines. La chaleur de l’Australie me manquait et j’ai donc cherché en ligne comment fabriquer un soleil en crochet. J’allais en faire une pièce murale, quand j’ai décidé de le draper autour de ma tête, et il a fini par se transformer en chapeau. Environs deux semaines plus tard, je suis partie rendre visite à ma famille et mes amis en Australie. Quelques-uns de mes amis ont vu les chapeaux sur ma page Instagram et m’ont demandé s’ils pouvaient les acheter. Avant ça je n’avais jamais pensé à les vendre, en pensant, qui achèterait ces chapeaux loufoques... Mais ils l’ont fait… Et depuis l’entreprise n’a fait que grandir. Après environ un an, j’ai décidé d’y incorporer aussi des sacs.

Où trouves-tu la laine que tu utilises pour tes chapeaux et sacs ?
Au début, les matériaux que j’utilisais étaient surtout de récupération, venant des marchés de rue de Paris et des magasins d’occasion. J’ai réalisé plus tard que ce ne serait pas une solution viable si je souhaitais développer mon activité, et vendre des couleurs et des fibres spécifiques.
J’ai toujours aspiré à créer un commerce éthique et responsable, donc pour les Ray Hats j’ai trouvé une très bonne compagnie appelée Rosy Green Wool. On y produit de la laine mérinos certifiée par le référentiel GOTS (Global Organic Textile Standard ; référentiel sur le textile biologique), bio, équitable et respectueuse des animaux.
Les sacs ne sont pas en laine, mais 100% coton naturel, car le fil est plus solide et garde sa forme plus longtemps. J’utilise du coton NaturaXL, qui malheureusement n’est pas certifié par le GOTS, mais j’essaye toujours d’en trouver un de la bonne épaisseur qui le soit. Cette marque se soumet néanmoins à des régulations concernant les teintures chimiques et garantit l’observation d’une charte éthique dans le respect des conditions de travail et des salaires de ses travailleurs. Le label est aussi certifié REACH et OEKO-TEX de classe 1, garantissant une sécurité complète par rapport à la fibre, face à l’exposition de la peau ou à l’ingestion de la teinture.

De quelle façon Par Cielle s’engage-t-elle dans un mouvement éthique et durable ?
Je fais de mon mieux pour défendre l’importance d’un design durable, à travers la seule plateforme virtuelle que j’utilise actuellement, Instagram. En créant moi-même les produits, en utilisant des matériaux éthiques et durables, je peux créer une histoire à laquelle les gens peuvent s’identifier, qui peut sembler accessible à tout le monde quel que soit le domaine de compétence.

As-tu remarqué des différences entre les mouvements de mode éthique et durable en France et en Australie ?
Oui, bien sûr, cela se développe lentement mais il y a de plus en plus de marques équitables qui apparaissent un peu partout, particulièrement en Australie, où l’on est très connecté aux paysages naturels et à un mode de vie de plein air. Les consommateurs réclament plus de transparence et de responsabilité de la part des marques qu’ils achètent, surtout chez les nouvelles générations.

Comment pouvons-nous, en tant que consommateurs, nous engager dans la bonne direction concernant les choix éthiques et durables ?
Je pense qu’il est dur pour les gens d’imaginer les obstacles que nous aurons à surmonter pour réparer la planète. Personnellement, j’ai commencé par changer des petites habitudes quotidiennes et mon état d’esprit. C’est-à-dire en achetant local, bio et durable, en cherchant des articles d’occasion, en raccommodant des vêtements, en arrêtant de penser à faire des affaires pour privilégier longévité et valeur. 
Pour finir, allez passer du temps dans la nature, si vous ne l’avez pas fait depuis un moment, réalisez vraiment ce que nous avons à perdre, et sachez que vous pouvez apporter votre aide.