Kalaurie

Kalaurie_Film020(FIXED).jpg

 English

Si Orgueil et Préjugés devait être adapté de nos jours, Elizabeth Bennet porterait Kalaurie. Marque de prêt à porter féminin fondée par son homonyme originaire de Melbourne, Kalaurie Karl-Crooks, les collections Kalaurie sont à la fois fantaisiste et audacieuses, aussi bien modernes qu’une ode aux modes d’autrefois. Kalaurie crée des vêtements sombres et romantiques, dans de magnifiques tissus, mettant en avant manches longues, coupes élégantes et ajouts occasionnels et astucieux de dentelle. Soucieuse de l’environnement, Kalaurie fait partie d’un nombre grandissant de créateurs dont l’objectif est de représenter des valeurs de production éthique à travers tout ce qu’il entreprennent. Au sein d’une industrie où le processus création-fabrication n’est souvent que l’affaire d’une semaine, Kalaurie est un maître du mouvement “slow-fashion”, choisissant de confectionner chaque pièce à la commande. Nous avons discuté avec elle du processus créatif et de l’importance de changer la façon dont nous visualisons les vêtements et leur achat.

Kalaurie_Film007(FIXED).jpg

Raconte nous le parcours de Kalaurie.
J’ai toujours voulu monter mon propre projet et être mon propre patron, donc en 2016, après avoir complété mon diplôme de design et mode au Royal Institute of Technology de Melbourne, j’ai décidé de sauter le pas et de lancer mon propre label. J’ai créé un espace d’ouverture simplement pour voir où les choses me mènent et afin de pouvoir expérimenter les hauts et les bas de l’aventure.


À ton avis, qu’est-ce qui fait particularité de l’industrie de la mode à Melbourne?
Il y a tant de variété et de soutien en faveur des créateurs indépendants. La prise de conscience en matière d’éthique et de commerce durable dans l’industrie est une réelle source de motivation et les consommateurs sont très informés.

 

Qui imagines-tu porter Kalaurie?
Les femmes Kalaurie sont émotives, déterminées, réservées et nostalgiques des temps passés.
 

Pour toi, que signifie la “slow-fashion” et comment t’engages tu dans ce mouvement?
Pour moi, la slow-fashion défie l’obsession contemporaine du neuf et de la satisfaction immédiate. C’est ramener les gens à un état de conscience et de bienveillance qui passe avant la consommation. Dans mon métier, il s’agit de fonder mon approche de la création vestimentaire sur un savoir-faire traditionnel et que tout soit géré en interne.  

Kalaurie_Film012(FIXED).jpg

Pourquoi la mode éthique a-t-elle autant d’importance?
L’industrie mondiale de la mode se trouve être incroyablement toxique et immorale autant envers la planète qu’envers les personnes qu’elle emploie. C’est important de faire revenir les bonnes intentions sur le devant de la scène et de s’assurer que nous ne sommes pas en train de compromettre l’avenir en emplissant le monde d’objets qui au fond ne sont qu’un luxe superflu. Il est aussi important pour nous de sensibiliser les consommateurs aux enjeux actuels et de faire preuve de transparence à leur égard afin qu’ils puissent prendre des décisions en leur âme et conscience.
 

À quel moment te sens-tu le plus créative, et “auprès de quoi/qui trouves-tu ton inspiration?” or “quelles sont tes inspirations?”
Je peux me sentir créative à n’importe quel moment de la journée, selon ce que je suis en train de faire. Je suis plus créative quand je m’autorise à ralentir et à réfléchir sans me laisser distraire par les écrans ou influencer par ce que font les autres.  
Je m’inspire des émotions et de mes expériences personnelles - en canalisant ce qu’il peut m’arriver de traverser à un moment donné pour en faire un travail qui soit intime et authentique. Je m’inspire de la musique, de l’art classique, de la mode d’époque, du cinéma et de la narration.